Fort-Duchesne Zafera quitte les affaires
par moisevaovao
Depuis hier, les forces d’intervention de la gendarmerie nationale n’ont plus de commandant. En pleine crise, le général Viennot Zafera a remis son tablier.
Coup de théâtre dans le brûlant dossier de la présumée somme d’argent donnée par l’ancien président Ravalomanana aux Forces armées. Le général Viennot Zafera, commandant des Forces d’intervention de la Gendarmerie (FIGN) rend son tablier. Malgré l’intervention du Premier ministre Camille Vital, le flou règne encore au sein de la Gendarmerie « Je suis triste (…) je vous fais part de ma démission », a déclaré le général Viennot Zafera, commandant des FIGN, hier matin. L’annonce a été faite au cours du rassemblement dans la cour de la caserne, à Fort-Duchesne. Le général Viennot Zafera évoque une crise qui atteint son paroxysme pour justifier sa démission. « Il n’y a plus de solution à la situation actuelle. C’est pourquoi j’ai décidé de démissionner. Cette décision pourrait être la meilleure pour le pays », a-t-il avancé. L’ancien commandant des FIGN tente de provoquer une réaction en chaîne auprès des Forces armées. « J’ai démissionné même si je ne suis pas responsable direct de ce qui se passe. J’espère qu’il y aura une suite logique à ma décision », a-t-il avancé. Il réfute pourtant l’idée de pression derrière son geste. Alors que les projecteurs sont braqués sur le général Bruno Razafindrakoto, c’est le général Viennot Zafera qui prend les devants, escomptant une réaction en cascade après son départ volontaire. À part le retrait du général Bruno Razafindrakoto, il estime logique la démission du général Noël Rakotonandrasana et celle du général Claude Ravelomanana, respectivement ministre des Forces armées et secrétaire d’État à la Gendarmerie. Vital entre en scène L’histoire du présumé fonds alloué par l’ancien président Ravalomanana, remontant à mars 2009, prend ainsi une autre dimension. Des éléments des FIGN réclament la lumière sur cette affaire. Ils exigent en même temps la tête du général Bruno Razafindrakoto, qu’ils soupçonnent d’avoir touché l’argent à leur insu. Mais leur intransigeance se heurte à un refus catégorique du commandant de la Gendarmerie. Jusque à la mi-journée, les éléments des FIGN ne fléchissent pas, malgré la décision de leur supérieur et l’annonce du refus du commandant de la Gendarmerie de démissionner lundi. « Nous maintenons notre revendication jusqu’à la démission du général Bruno Razafindrakoto », a insisté le colonel Raymond Andrianjafy, chef de service des opérations (OPS), très remonté. Dans la foulée, le colonel Jaonary soulève la possibilité de mise à l’écart du commandant de la Gendarmerie « car il fait l’objet d’une enquête ». Dans l’après-midi, le Premier ministre Camille Vital est entré en scène pour tenter de désamorcer la crise qui couve. Il a réuni une cinquantaine de grands responsables de la Gendarmerie, à l’exception du général Bruno Razafindrakoto, représenté par son premier adjoint, le général Manankay, à Mahazoarivo. Des résolutions ont été adoptées à l’issue du rendez-vous mais celles-ci ne seront communiquées qu’aujourd’hui, selon la Primature. Le général Claude Ravelomanana a claironné une « solidarité retrouvée au sein de la Gendarmerie », à l’issue du rendez-vous. Selon certaines indiscrétions, les participants à la réunion auraient décidé de maintenir à leur poste le Faneva et le commandant des FIGN. Et le chef du gouvernement aurait garanti la poursuite de l’enquête sur la présumée donation. Pour l’instant, les éléments des FIGN n’ont pas encore réagi. Le général Viennot Zafera demande à la nuit de lui porter conseil. Et dans la soirée, le colonel Raymond Andrianjafy affirme ne pas connaître les tenants et aboutissants de la réunion de Mahazoarivo.


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